Le dernier mot de l’arlequin : de l’effet-journal à l’objet-recueil

Cet article réfléchit à la pratique et à l’ambition du recueil chez Octave Mirbeau. Loin d’être un bric-à-brac conjoncturel et commercial d’articles et de contes selon les pratiques de la Belle Époque, le recueil fait l’objet chez Mirbeau d’expérimentations poétiques comme le montre le double essai...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/litteratures,
Autor principal: Thérenty, Marie-Ève
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: Littératures 2018
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:Cet article réfléchit à la pratique et à l’ambition du recueil chez Octave Mirbeau. Loin d’être un bric-à-brac conjoncturel et commercial d’articles et de contes selon les pratiques de la Belle Époque, le recueil fait l’objet chez Mirbeau d’expérimentations poétiques comme le montre le double essai des Lettres de ma chaumière (1885) et des Contes de la chaumière (1894). En 1885, Mirbeau essaie d’abord une formule originale qui amalgame des textes ouverts, dont la poétique journalistique est sciemment renforcée, liés par des procédés éditoriaux concertés et par l’intervention incessante du je. Dans un deuxième temps, il réécrit et recompose son recueil de contes selon une formule éditoriale et littéraire plus classique, sans doute influencée par le succès de Maupassant. L’article montre que la première formule, complexifiée, est réinvestie dans Les Vingt-et-un Jours d’un neurasthénique qui peut être lu comme un recueil journalistique à la forme extrêmement réfléchie alors que la critique a plutôt privilégié les hypothèses de la compilation hâtive ou du roman discontinu.