Mirbeau conteur cruel ?

La marque « contes cruels », quelque peu galvaudée depuis le recueil inaugural de Villiers de l’Isle-Adam en 1883, permet-elle de caractériser également Mirbeau ? Tel est en tout cas le parti pris de la première édition voulue exhaustive de ses contes (en grande partie non recueillis par l’auteur) c...

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Gardado en:
Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/litteratures,
Autor Principal: Vibert, Bertrand
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: Littératures 2018
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:La marque « contes cruels », quelque peu galvaudée depuis le recueil inaugural de Villiers de l’Isle-Adam en 1883, permet-elle de caractériser également Mirbeau ? Tel est en tout cas le parti pris de la première édition voulue exhaustive de ses contes (en grande partie non recueillis par l’auteur) chez Séguier en 1990. On se propose donc d’esquisser ici une poétique narrative de la cruauté, en délaissant le relevé des tourments infligés à l’être humain par la vie ou par son semblable, afin de privilégier un certain type de relation au lecteur. Chemin faisant, on essayera de faire ressortir la signature de Mirbeau en l’opposant à celle de quelques contemporains, en particulier Maupassant et Villiers. Ainsi pourra-t-on mieux mesurer la part cruelle de Mirbeau, mais aussi ce qui la récuse chez un auteur qui laisse transparaître le visage de la compassion sous le masque du cynisme.