Musset et Sand ironistes : deux romantismes critiques ?
Les représentations communes du romantisme envisagent une adhésion sans recul de l’artiste, livré à l’effusion lyrique, à son moi biographique. La liaison Sand-Musset aurait ainsi produit une littérature impudique et doloriste, immédiatement référentielle. C’est oublier la composante critique fondam...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/litteratures, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Littératures
2020
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| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Les représentations communes du romantisme envisagent une adhésion sans recul de l’artiste, livré à l’effusion lyrique, à son moi biographique. La liaison Sand-Musset aurait ainsi produit une littérature impudique et doloriste, immédiatement référentielle. C’est oublier la composante critique fondamentale du romantisme, capable après 1836 (Lettres de Dupuis et Cotonet de Musset, Xe Lettre d’un voyageur de Sand) de faire éclater postures, impostures et clichés. Mais dès leur rencontre, entre été et automne 1833, Musset et Sand cultivèrent en commun un romantisme hautement fantaisiste et finement ironique, placé sous le signe de Tieck et d’Hoffmann. Fantasio et Aldo le Rimeur, « Le songe du Reviewer » ou Garnier exploitent les vertus de la forme brève, de l’irrévérence et de l’autoparodie. |
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