Étude sémantique des restrictions distributionnelles du passif périphrastique en français à partir d’un corpus oral

Nous reprenons l’analyse sémantique du passif en français, appelé parfois passif périphrastique, à partir de données généralement marginalisées, à savoir les restrictions distributionnelles par rapport à l’actif. Par exemple, le verbe polysémique arrêter est passivable dans certains emplois (La poli...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/lidil,
Autor Principal: Jalenques, Pierre
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: Lidil 2021
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:Nous reprenons l’analyse sémantique du passif en français, appelé parfois passif périphrastique, à partir de données généralement marginalisées, à savoir les restrictions distributionnelles par rapport à l’actif. Par exemple, le verbe polysémique arrêter est passivable dans certains emplois (La police a arrêté un suspect / un suspect a été arrêté par la police), mais pas dans d’autres (Marie a arrêté l’école à 14 ans / ?? l’école a été arrêtée par Marie à 14 ans). Ces observations reposent généralement sur des données issues de l’introspection ou bien de corpus écrits. Nous reprenons l’analyse de ces contraintes distributionnelles à partir de données attestées orales, tirées du corpus des ESLO. Les premiers résultats, portant sur 8 verbes, montrent que le passif privilégie systématiquement les emplois où le procès caractérise sémantiquement le second argument du verbe. Ainsi, le passif ne serait pas synonyme de la construction active, contrairement à l’hypothèse la plus couramment admise.