Le mépris en discours
Les deux dernières décennies ont donné lieu à un foisonnement de travaux sur la violence verbale, sur le discours de confrontation et sur le discours polémique. Parmi les actes de qualification péjorative constitutifs de la violence verbale et qui se caractérisent par la disqualification d’autrui, l...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/lidil, |
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| Beste egile batzuk: | |
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Lidil
2020
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| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Les deux dernières décennies ont donné lieu à un foisonnement de travaux sur la violence verbale, sur le discours de confrontation et sur le discours polémique. Parmi les actes de qualification péjorative constitutifs de la violence verbale et qui se caractérisent par la disqualification d’autrui, les actes directs et explicites, tels la provocation, l’insulte, la menace, le reproche et la médisance, ont été assez bien décrits. En revanche, parmi les actes indirects, le mépris n’a pas encore fait l’objet de beaucoup d’études, à tout le moins dans une perspective linguistique. C’est dans cette optique qu’a été pensé le numéro 61 de la revue Lidil. Le numéro présente trois approches, linguistique, sociolinguistique et discursive, qui permettent de circonscrire l’acte de mépris et la façon dont il se manifeste dans les pratiques langagières à partir de différentes situations : polémiques sur les réseaux sociaux autour des vaccins ou des migrations, tensions en milieu scolaire ou récits de vie qui rendent compte de pratiques plurilingues. In the last two decades, there has been a plethora of work on verbal abuse, confrontational speech, and controversial speech. Amongst the acts that can be qualified as pejorative that constitute verbal abuse and are characterised by the negative description of another person, explicit and direct acts have been fairly well described. These include the acts of provoking, insulting, threatening, blaming, and slandering another individual. However, amongst indirect acts, disdain has not yet been the subject of many studies, at least not in a linguistic perspective. This issue was made with this goal in mind. This issue presents three approaches: a linguistic, sociolinguistic, and discursive one which allows us to define the act of disdain and the way it appears in language practices in different situations, namely controversies about vaccines or migration on social media, tensions at school, or life stories about multilingual practices. |
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