Acquisition des voyelles nasales du français et interférences du cantonais
Les voyelles nasalisées par coarticulation sont communément trouvées dans de nombreuses langues ; cependant, les voyelles nasales en tant que phonèmes indépendants n’existent que dans peu de langues. Avec 3 voyelles nasales et une position spécifique de la langue et des lèvres, les voyelles nasales...
Shranjeno v:
| izdano v: | URI:https://journals.openedition.org/lidil, |
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| Auteurs principaux: | , , |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Lidil
2019
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| Teme: | |
| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | Les voyelles nasalisées par coarticulation sont communément trouvées dans de nombreuses langues ; cependant, les voyelles nasales en tant que phonèmes indépendants n’existent que dans peu de langues. Avec 3 voyelles nasales et une position spécifique de la langue et des lèvres, les voyelles nasales du français constituent une difficulté importante pour les apprenants cantonophones. Cet article vise à examiner les caractéristiques de l’interlangue des voyelles nasales françaises produites par des apprenants cantonophones. En comparant les taux de nasalité, la longueur des voyelles, les pics spectraux (formants) et la position des lèvres entre les apprenants cantonophones et les locuteurs natifs du français, nous avons remarqué des influences de la coarticulation nasale en L1 (le cantonais) sur l’interlangue des voyelles nasales françaises. Les résultats de l’analyse sont les suivants : 1) il existe une différence significative au niveau du taux de nasalité entre les apprenants et les locuteurs natifs enquêtés ; 2) la L1 joue un rôle important sur la longueur des voyelles et les valeurs maximales de la nasalité de la production des voyelles nasales ; 3) les apprenants éprouvent des difficultés dans l’arrondissement au cours de la production de certaines voyelles nasales françaises. |
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