La phrase : entité insaisissable au lycée ?

La phrase demeure une entité incontournable de la grammaire française et de son enseignement, mais force est de constater qu’arrivés en classe de seconde, les lycéens, souvent, ne produisent pas de phrases acceptables au regard de la norme scolaire. Dès lors, il s’agit de dépasser le cadre de cette...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Argitaratua izan da:URI:https://journals.openedition.org/lidil,
Egile nagusia: Gerlaud, Béatrice
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: Lidil 2016
Gaiak:
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:La phrase demeure une entité incontournable de la grammaire française et de son enseignement, mais force est de constater qu’arrivés en classe de seconde, les lycéens, souvent, ne produisent pas de phrases acceptables au regard de la norme scolaire. Dès lors, il s’agit de dépasser le cadre de cette entité linguistique sans pour autant la rejeter. En effet, la phrase apparait comme une « notion naturelle » (Blanche-Benveniste, 2002, p. 7) tant du côté des élèves, sujets-scripteurs, que de celui des enseignants-lecteurs. Dans une perspective didactique, nous substituons à cette lecture phrastique, linéaire, de l’écrit réalisé une lecture tabulaire de l’énoncé. Nous faisons l’hypothèse que l’analyse en grille d’un énoncé scolaire peut permettre une meilleure compréhension de son organisation et de sa structuration grammaticales. Il s’agit par là également de recouvrer les dimensions énonciative et discursive de cet énoncé en considérant notamment les voix qui le traversent. L’article qui suit prend pour exemple l’énoncé d’une élève et s’appuie sur une expérimentation menée en classe pendant plusieurs semaines, à des fins de remédiation. Les conceptions-représentations quant à la phrase sont interrogées et un travail sur les variations syntaxiques et sémantiques est proposé dans le cadre d’échanges-discussions entre pairs. De fait le dialogue, qu’il soit externe (de soi à autrui) ou interne (de soi à soi) est au centre du dispositif mis en place.