Le verbe et la phrase dans des définitions d’élèves : entre production et conceptualisation — ce qu’ils font et ce qu’ils « disent »

Sollicités pour répondre à la question « Qu’est-ce qu’un verbe ? », 491 élèves de CM2 (5e primaire) répondent en produisant des phrases mais seulement 199 d’entre eux convoquent la notion de phrase dans la définition du verbe. Ce décalage entre activité linguistique et métalinguistique est connu. No...

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Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/lidil,
Auteurs principaux: Elalouf, Marie-Laure, Gourdet, Patrice, Cogis, Danièle
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: Lidil 2016
Assuntos:
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Sollicités pour répondre à la question « Qu’est-ce qu’un verbe ? », 491 élèves de CM2 (5e primaire) répondent en produisant des phrases mais seulement 199 d’entre eux convoquent la notion de phrase dans la définition du verbe. Ce décalage entre activité linguistique et métalinguistique est connu. Nous souhaitons dans cet article le documenter à deux niveaux. Le premier concerne l’appropriation par des élèves de fin de l’école primaire du genre textuel convoqué régulièrement dans le cadre scolaire : la définition d’une notion grammaticale. Elle s’accompagne d’une segmentation où tendent à coïncider phrase syntaxique et phrase graphique. La comparaison avec un corpus composé des mêmes élèves en CE2 trois ans auparavant qui ont répondu à la même question mettra en évidence l’évolution des réponses. Nous étudierons les constructions récurrentes et ferons des hypothèses sur les constructions correspondant à des stratégies de restitution de connaissances. Le second niveau d’analyse concerne la conceptualisation des notions de verbe et de phrase. Nous dressons une typologie des relations que les élèves établissent entre elles en dégageant celles qui sont prototypiques. Nous nous interrogerons sur ce qu’elles permettent d’inférer concernant la compréhension de la notion de prédication, qui n’était pas enseignée en France lorsque les données ont été collectées.