L’architecture comme décor ? Les choix de présentation des collections médiévales dans les musées nord-américains

Le renouveau du goût pour l’art médiéval donne lieu à un courant artistique et architectural qui nait en Angleterre au début du XIXe siècle. Il gagne plus tardivement le continent européen, puis les États-Unis. Dans ce pays, dans la première moitié du XXe siècle, il s’inscrit dans un mouvement conjo...

全面介紹

Enregistré dans:
書目詳細資料
發表在:URI:https://journals.openedition.org/lha,
主要作者: Vivet-Peclet, Christine
格式: Article ou chapitre numérique
語言:Français
出版: Livraisons d’histoire de l’architecture 2024
主題:
在線閱讀:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
實物特徵
總結:Le renouveau du goût pour l’art médiéval donne lieu à un courant artistique et architectural qui nait en Angleterre au début du XIXe siècle. Il gagne plus tardivement le continent européen, puis les États-Unis. Dans ce pays, dans la première moitié du XXe siècle, il s’inscrit dans un mouvement conjoint de création de musées et de développement de collections dédiées à l’art médiéval. Cela donne lieu à la présentation des œuvres avec des choix muséographiques originaux. Sans être spécifique à ce pays, la création de period rooms est l’un des moyens retenus afin d’appréhender une époque dont il n’existe aucun témoignage sur place. Poussé à l’extrême, ce modèle se combine avec l’exportation, non plus seulement d’objets, mais également d’éléments architecturaux de monuments originaux (cloîtres, chapelles ...) qui forment un musée en soi ou prennent place au sein des collections dans des projets architecturaux plus larges. Ces propositions s’inscrivent dans une réflexion plus globale sur le confort des visiteurs et de ses attentes. Avec les premiers travaux scientifiques sur l’art médiéval à compter des années 1920, des présentations moins spectaculaires se font jour et s’attachent à l’étude de l’architecture non plus comme un écrin, mais comme sujet principal et mise en valeur en position centrale.