Des phares au concours : de l’Académie royale d’architecture à l’École des Beaux-arts 1745-1966 (2e partie)

L’École des Beaux-Arts fut la plus grande institution d’enseignement artistique en France de sa création au début du XIXe siècle. Cet enseignement mettait en avant une approche théorique de l’architecture basée sur l’art de la composition, mais également certains aspects constructifs. Des concours p...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/lha,
Auteur principal: Liardet, Olivier
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Livraisons d’histoire de l’architecture 2015
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:L’École des Beaux-Arts fut la plus grande institution d’enseignement artistique en France de sa création au début du XIXe siècle. Cet enseignement mettait en avant une approche théorique de l’architecture basée sur l’art de la composition, mais également certains aspects constructifs. Des concours périodiques permettaient aux jeunes élèves-architectes de se confronter à des programmes plus ou moins complexes dont les sujets s’appuyaient souvent sur l’actualité architecturale, et de proposer les solutions techniques de leur réalisation. L’intérêt de l’École pour l’objet phare correspondait au développement des réflexions et aux constructions réalisées par la Commission des Phares créée en 1811 et son vaste programme d’éclairage des côtes décidé en 1825. Pendant toute la période envisagée, de 1812 à la fin de la section d’architecture à l’École en 1968, pas moins d’une trentaine de concours et de sujets de diplôme concernèrent la signalisation maritime, phares, fanaux, feux ou sémaphore. Régulier, le sujet du phare, revenait chaque décennie afin d’habituer les architectes à la réalisation d’un objet spécifique, par sa forme et sa fonction autant que par sa position géographique, permettant toutes les audaces architectoniques et les fantaisies de jeunes artistes avides d’exprimer leur art.