Les nouvelles protections de monuments historiques en Alsace pendant l’entre-deux-guerres : un enjeu national

En 1918-1919, l’Alsace retourne à la France après un demi-siècle d’annexion à l’Empire allemand. Pendant l’entre-deux-guerres, elle conserve un régime de protection des monuments historiques particulier, composé de dispositions issues des législations française et allemande. Dans cette région fronti...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Argitaratua izan da:URI:https://journals.openedition.org/lha,
Egile nagusia: Lefort, Nicolas
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: Livraisons d’histoire de l’architecture 2019
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:En 1918-1919, l’Alsace retourne à la France après un demi-siècle d’annexion à l’Empire allemand. Pendant l’entre-deux-guerres, elle conserve un régime de protection des monuments historiques particulier, composé de dispositions issues des législations française et allemande. Dans cette région frontière, les nouvelles protections constituent un enjeu national. Il s’agit pour l’administration française des Beaux‑Arts de démontrer l’appartenance du patrimoine alsacien au patrimoine national et de le placer progressivement sous le contrôle du service des monuments historiques. Les nouvelles protections, prononcées à Strasbourg puis à Paris, sont très nombreuses. Elles portent d’abord sur les vestiges et souvenirs de guerre du front d’Alsace et les monuments du XVIIIe siècle « français », puis sur les maisons à pan de bois et à oriel caractéristiques de l’architecture régionale traditionnelle. Elles remettent parfois en cause les plans d’aménagement et d’urbanisme hérités de la période allemande.