La querelle du décor : aspects et évolutions de l’architecture intérieure des musées
Si le musée offre aux œuvres d’art un refuge souvent bienvenu, il les confronte dans le même temps à un cadre architectural bien différent du contexte dans lequel (et parfois pour lequel) elles avaient été pensées. Sur ce point, les opinions divergent. D’un côté, on estime que cette contrainte doit...
Tallennettuna:
| Julkaisussa: | URI:https://journals.openedition.org/lha, |
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| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
Livraisons d’histoire de l’architecture
2016
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| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | Si le musée offre aux œuvres d’art un refuge souvent bienvenu, il les confronte dans le même temps à un cadre architectural bien différent du contexte dans lequel (et parfois pour lequel) elles avaient été pensées. Sur ce point, les opinions divergent. D’un côté, on estime que cette contrainte doit être assumée et même exacerbée, quitte à justifier le pastiche ou à accorder à l’architecture intérieure du musée une attention trop importante pour ne pas être préjudiciable à la contemplation des œuvres ; de l’autre, on juge que le respect des collections discrédite toute initiative en matière de décor au profit d’un aménagement de la salle d’exposition volontiers « antiseptique » (Paul Cret). Décliner le décor du musée en regard des œuvres exposées constitua alors une alternative attractive, notamment pour Henri Van de Velde à Hagen, en 1902 (Museum Folkwang). Au risque d’être tenté d’instrumentaliser les collections et d’en faire l’objet d’une simple démonstration architecturale, voire de les rendre elles-mêmes purement décoratives, comme ce fut le cas au Kunsthistorisches Museum sous Charles VI ou au musée assyrien de Paris en 1847. |
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