Des frontispices aux « éléments analytiques », les compositions graphiques d’architecture à l’École des beaux-arts

Dans son premier livre dédié aux édifices modernes de Rome, publié en 1798 en association avec Pierre Fontaine, Charles Percier s’occupe plus particulièrement de concevoir les seize frontispices placés au début de chacune des livraisons. Ces compositions de fragments architecturaux sculptés, inspiré...

ver descrição completa

Na minha lista:
Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/lha,
Autor principal: Garric, Jean-Philippe
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: Livraisons d’histoire de l’architecture 2016
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Dans son premier livre dédié aux édifices modernes de Rome, publié en 1798 en association avec Pierre Fontaine, Charles Percier s’occupe plus particulièrement de concevoir les seize frontispices placés au début de chacune des livraisons. Ces compositions de fragments architecturaux sculptés, inspirées notamment de Piranèse, enrichissent ce volume, consacré pour l’essentiel à l’architecture domestique de la Renaissance, d’une dimension ornementale inspirée de l’Antiquité. En même temps, par leur forme, ces planches imposent un type de dessin architectural différent des traditionnels plans, coupes, façades et perspectives, plus libres et qui incarne une dimension artistique de la pratique de l’architecte. Imités par ses disciples et plus généralement par les élèves architectes, les frontispices à la Percier donnent naissance à l’exercice des « éléments analytiques » qui s’impose à la fin du XIXe siècle comme l’une des clés de la formation dispensée par l’école et un marqueur de la culture Beaux-Arts.