Un « Port-Royal laïque » : l’École normale supérieure d’institutrices, à Fontenay-aux-Roses

Fondée en 1880, l’École de Fontenay fut longtemps l’une des pièces maîtresses de l’enseignement primaire ; c’est là, en outre, que l’enseignement universitaire français s’ouvrit aux femmes. Pourtant, en dépit de son rôle éminent, l’établissement ne s’incarna pas dans des constructions monumentales :...

Szczegółowa specyfikacja

Zapisane w:
Opis bibliograficzny
Wydane w:URI:https://journals.openedition.org/lha,
1. autor: Le Cœur, Marc
Format: Article ou chapitre numérique
Język:Français
Wydane: Livraisons d’histoire de l’architecture 2015
Dostęp online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Streszczenie:Fondée en 1880, l’École de Fontenay fut longtemps l’une des pièces maîtresses de l’enseignement primaire ; c’est là, en outre, que l’enseignement universitaire français s’ouvrit aux femmes. Pourtant, en dépit de son rôle éminent, l’établissement ne s’incarna pas dans des constructions monumentales : des bâtiments vétustes abritèrent ses premières années, qui firent progressivement place à des bâtiments de briques l’assimilant à une confortable maison bourgeoise, ouverte sur un vaste parc. Son histoire matérielle fut marquée par la rencontre de deux personnalités protestantes : l’ancien pasteur Félix Pécaut, qui fut « l’âme » de l’École, et l’architecte Charles Le Cœur. Année après année, après moult projets avortés, le second sut traduire, dans les nouvelles constructions, les idéaux laïques et féministes que le premier entendait inculquer aux jeunes filles dont il avait la charge. Par la simplicité de ses lignes, l’École de Fontenay s’opposait à la nouvelle Sorbonne, élevée concomitamment. Toutes deux exprimaient cependant, chacune à leur manière, une certaine conception de la République.