La genèse de l’opéra le Peletier : un opéra provisoire pour le XIXe siècle
En France, l’Opéra et le XIXe siècle sont intimement liés. Paris s’est doté pendant cette période d’une scène lyrique de renommée internationale et l’Académie de musique devint un pivot essentiel de la vie culturelle parisienne. Ce phénomène ne prit pas naissance dans la célèbre salle de Charles Gar...
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| প্রকাশিত: | URI:https://journals.openedition.org/lha, |
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| প্রধান লেখক: | |
| বিন্যাস: | Article ou chapitre numérique |
| ভাষা: | Français |
| প্রকাশিত: |
Livraisons d’histoire de l’architecture
2015
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| সংক্ষিপ্ত: | En France, l’Opéra et le XIXe siècle sont intimement liés. Paris s’est doté pendant cette période d’une scène lyrique de renommée internationale et l’Académie de musique devint un pivot essentiel de la vie culturelle parisienne. Ce phénomène ne prit pas naissance dans la célèbre salle de Charles Garnier, inaugurée en 1875, mais dans un théâtre méconnu, bâti par François Debret de 1820 à 1821. C'est cette période de prise de décision puis de construction, au cœur de la Restauration, qui fonde ce qui sera le cadre de l’Opéra romantique : l’Opéra de la rue Le Peletier. L'objectif du présent article est d’expliquer comment ce monument marquant du XIXe siècle parisien, aujourd'hui oublié, a été le fruit d'une politique précipitée mêlant pragmatisme et ambition technique. L'administration de Louis XVIII dut faire des choix déterminants dans des délais très resserrés, suite à la fermeture inattendue et politique du Théâtre de Victor Louis qui abritait l’Opéra rue de Richelieu depuis 1794. La conception de la salle, son statut provisoire, le terrain à bâtir, et enfin le nouvel architecte de l'Opéra furent choisis en quelques mois par des commissions spéciales, instituées par le Ministère de l’Intérieur et le Ministère de la Maison du roi, qui durent collaborer pour mener à bien cette mission. Les douze mois qui s'écoulèrent ensuite furent ceux des travaux de l'Opéra Le Peletier, qui s'effectuèrent dans des conditions économiques, climatiques et techniques extrêmement rigoureuses. Pour autant, la volonté de modernité de Louis XVIII est visible pour cet édifice, car c’est sous son impulsion que l’éclairage au gaz fut installé à l’Opéra de la rue Le Peletier, ce qui représente une première pour un bâtiment public de cette nature. Enfin, la livraison et l'inauguration de la salle, en retard sur les prévisions, marquèrent le début d'un demi-siècle de danse et de musique dans ce nouveau quartier de Paris. Ce dernier devint bien vite l'un des cœurs battants de la capitale, malgré l’accueil plutôt mitigé réservé à l’Opéra de Debret par la presse et par la population parisienne, qui blâmaient surtout la prétendue pauvreté architecturale de sa façade et de sa localisation peu visible dans l’espace urbain. |
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