L’invention d’un monument historique : le cas du palais des papes d’Avignon de la Révolution au début du XXe siècle.
Cet article présente quelques-uns des processus aboutissant à la transformation du palais des Papes d’Avignon en monument historique. Le point de vue privilégié ici est celui des opinions publiques et individuelles, des émotions, qui sous-tendent ce processus et explicitent les décisions prises, les...
Spremljeno u:
| Izdano u: | URI:https://journals.openedition.org/lha, |
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| Glavni autor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Livraisons d’histoire de l’architecture
2015
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| Online pristup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sažetak: | Cet article présente quelques-uns des processus aboutissant à la transformation du palais des Papes d’Avignon en monument historique. Le point de vue privilégié ici est celui des opinions publiques et individuelles, des émotions, qui sous-tendent ce processus et explicitent les décisions prises, les choix effectués. Le rattachement à la France du Comtat-Venaissin et d’Avignon en septembre 1791 marqua la fin du gouvernement pontifical. La prise du palais par les troupes révolutionnaires le 17 août 1791 consacra sa perte de fonction. La Révolution ouvrit ainsi une ère de glissements de sens successifs, intimement liés à la conjoncture politique et idéologique, qui allait se poursuivre durant tout le XIXe siècle. Le palais des Papes est une remarquable illustration des pratiques de réaffectation développés en France à cette époque. Après le vote de sa destruction en 1792, il se vit transformer d’une part en prison civile départementale et d’autre part en caserne. Ces nouveaux usages durèrent aussi longtemps que l’installation pontificale elle-même et eurent de profondes conséquences sur le bâtiment et ses décors. Malgré son inscription sur la liste des Monuments historiques de 1840, ce monument ne fut évacué par les prisons qu’en 1871 et par le Génie militaire qu’en 1906. Ouvert au public l’année suivante, il fit ensuite l’objet d’une restauration qui dura plusieurs décennies. Ce qui importe ici est de montrer les conséquences de l’histoire sur le monument, d’analyser comment il en est parfois le cadre, parfois l’objet et, quelquefois, l’emblème. |
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