Une étude de cas : la réhabilitation des arcs-boutants du XIIe siècle au révélateur des dossiers de restauration du XIXe siècle
Une question historiographique aussi précise permet, du point de vue du médiéviste, une approche méthodologique sur la nécessité du recours aux sources archivistiques du XIXe siècle. Ainsi, pour Jules Quicherat, véritable inventeur de la science archéologique médiévale à travers son enseignement à l...
Сохранить в:
| Опубликовано в: : | URI:https://journals.openedition.org/lha, |
|---|---|
| Главный автор: | |
| Формат: | Article ou chapitre numérique |
| Язык: | Français |
| Опубликовано: |
Livraisons d’histoire de l’architecture
2015
|
| Online-ссылка: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Итог: | Une question historiographique aussi précise permet, du point de vue du médiéviste, une approche méthodologique sur la nécessité du recours aux sources archivistiques du XIXe siècle. Ainsi, pour Jules Quicherat, véritable inventeur de la science archéologique médiévale à travers son enseignement à l’École des chartes à partir de 1848, l’arc-boutant avait fait son apparition avec la première architecture gothique, un peu avant le milieu du XIIe siècle. Cette affirmation s’opposait alors aux théories de Viollet-le-Duc, pour lequel cet élément « naît à peine au XIIe siècle » ; postulat qui prit ensuite force de loi à travers le long article qu’Eugène Lefèvre-Pontalis consacra, en 1919, à l’origine des arcs-boutants. Au lieu de se livrer à une véritable étude de fond, ce dernier ne faisait qu’énumérer une série d’édifices (principalement Saint-Germain-des-Prés, Domont ou encore la cathédrale de Sens) pour lesquels il contestait la présence des arcs-boutants dans le parti primitif, à partir d’observations rapides ne s’appuyant jamais sur aucune critique d’authenticité. Le recours aux archives des restaurations du XIXe siècle aurait pourtant garanti d’un tel fourvoiement ; en effet, la confrontation des dossiers de restauration du XIXe siècle avec l’analyse monumentale permet de rejeter les conclusions de Lefèvre-Pontalis et de ses continuateurs. |
|---|