Le dernier livre
La formule « Ceci tuera cela », par laquelle Victor Hugo oppose l’imprimé à la cathédrale, s’applique aujourd’hui au débat entre l’ordinateur et le livre. Le livre et l’architecture sont deux espaces clos et définitifs, d’où la pensée a toujours cherché à s’émanciper, provoquant chaque fois le même...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/lha, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Livraisons d’histoire de l’architecture
2015
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| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | La formule « Ceci tuera cela », par laquelle Victor Hugo oppose l’imprimé à la cathédrale, s’applique aujourd’hui au débat entre l’ordinateur et le livre. Le livre et l’architecture sont deux espaces clos et définitifs, d’où la pensée a toujours cherché à s’émanciper, provoquant chaque fois le même dilemme, du temple au rouleau, du livre au journal. En affirmant que « la pensée humaine change de forme lorsqu’elle change de mode d’expression », Hugo se fait précurseur de McLuhan pour qui « le message est le médium », ou de la médiologie de Régis Debray qui étudie comment les techniques et les supports modèlent nos idéologies et nos croyances. L’imprimé n’a pas tué l’architecture, pas plus que l’ordinateur n’a encore tué le livre. Mais il a changé la religion et le rôle de l’architecture. Les édifices culturels, musées et bibliothèques, remplacent les lieux de culte dans l’urbanisme moderne. De même que les cathédrales sont devenues des monuments historiques classées au patrimoine mondial, le livre, à son tour, ne sera peut-être plus qu’un objet d’art ou d’archéologie. |
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