Découverte et devenir d’un ouvrage antique aux XIXe et XXe siècles : le Castellum divisiorum de Nîmes

À Nîmes, l’Antiquité se révèle de manière monumentale avec des édifices insignes comme la Maison Carrée ou l’amphithéâtre romain. La découverte en 1844 des vestiges du castellum divisorium, bassin de répartition des eaux de l’aqueduc du Pont du Gard, fit ressurgir l’arrivée des eaux antiques dans la...

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Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/lha,
Autor principal: Liardet, Olivier
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: Livraisons d’histoire de l’architecture 2015
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:À Nîmes, l’Antiquité se révèle de manière monumentale avec des édifices insignes comme la Maison Carrée ou l’amphithéâtre romain. La découverte en 1844 des vestiges du castellum divisorium, bassin de répartition des eaux de l’aqueduc du Pont du Gard, fit ressurgir l’arrivée des eaux antiques dans la ville contemporaine au moment où la commune se pose la question de l’alimentation en eau de la population. À cette occasion, le service des monuments historiques montra sa détermination à sauver les éléments du passé contre les intérêts privés et à mettre ce nouveau patrimoine à la disposition de tous derrière une grille protectrice. Le XXe siècle fit courir à l’édifice antique le risque d’un déracinement en voulant le priver de son emplacement d’origine au profit d’une réutilisation en fontaine dans un des grands ensembles en construction dans les années 1960. Le tout jeune ministère des Affaires culturelles, avec l’appui de ses services déconcentrés, sut en empêcher le démantèlement absurde et améliorer sa visibilité afin de lui conserver son rôle pédagogique dans la compréhension de la ville antique aussi bien dans sa trame monumentale que dans sa structure urbaine et ses réseaux.