L’atelier André-Laloux-Lemaresquier, autofiction d’une élite à l’École des beaux-arts de Paris
Les recherches relatives à l’enseignement à l’École des beaux-arts de Paris se réfèrent toutes amplement au système des ateliers, et s’appuient sur des éléments provenant sans distinction de tous les ateliers et de toutes les époques, au point de dresser en quelque sorte le portrait d’un atelier-typ...
Wedi'i Gadw mewn:
| Cyhoeddwyd yn: | URI:https://journals.openedition.org/lha, |
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| Prif Awdur: | |
| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
Livraisons d’histoire de l’architecture
2025
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| Pynciau: | |
| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | Les recherches relatives à l’enseignement à l’École des beaux-arts de Paris se réfèrent toutes amplement au système des ateliers, et s’appuient sur des éléments provenant sans distinction de tous les ateliers et de toutes les époques, au point de dresser en quelque sorte le portrait d’un atelier-type auquel ils auraient tous plus ou moins ressembler, selon une logique systémique. La plongée dans l’histoire d’un seul de ces ateliers, étudié sur la très longue durée, et à travers toutes les vicissitudes de son évolution donne une image un peu différente et beaucoup plus précise de ce système. Les ateliers n’ont pas tous été semblables ni forgés avec la même matrice, et certains ont eu un rôle plus important et même constitutif. C’est le cas de l’atelier André-Laloux-Lemaresquier. Dans le prolongement d’un mémoire de fin d’études, cet article révèle la suprématie de cet atelier sur l’École du fait de son monopole sur le Prix de Rome et du rôle de son enseignement adapté de manière séculaire au système des concours. L’atelier se distingue par sa lignée de patrons charismatiques et très influents, et par ses élèves soudés par des traditions soigneusement transmises de génération en génération. Sa prééminence se mesure aussi à travers son rôle dans la fabrication de la culture « bozar » et dans sa descendance composée de multiples ateliers vassaux. Il est enfin et surtout l’un des rares ateliers à avoir amorcé l’écriture de son histoire, relatant son existence avec grandiloquence, quitte à tomber dans l’autofiction. |
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