La Place Saint-Michel : Une composition monumentale hiérarchisée du Paris haussmannien

À partir de 1855, Gabriel Davioud entreprend de résoudre avec pragmatisme les difficultés que la crise urbaine accumule au débouché du pont Saint-Michel. Réponse aux entraves à la circulation et lotissement spéculatif d’envergure locale, la place Saint-Michel marque de façon monumentale l’entrée du...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Argitaratua izan da:URI:https://journals.openedition.org/lha,
Egile nagusia: Alessandri, Grégoire
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: Livraisons d’histoire de l’architecture 2015
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:À partir de 1855, Gabriel Davioud entreprend de résoudre avec pragmatisme les difficultés que la crise urbaine accumule au débouché du pont Saint-Michel. Réponse aux entraves à la circulation et lotissement spéculatif d’envergure locale, la place Saint-Michel marque de façon monumentale l’entrée du boulevard de Sébastopol sur la rive gauche. Bordée d’immeubles identiques, ornée d’une belle fontaine, elle s’inscrit à la suite des embellissements du XVIIIe siècle. Toutefois, les exigences circulatoires nouvelles de l’âge industriel bouleversent les rapports traditionnels entre monument et bâti vernaculaire. Objet scénographique et décoratif répondant aux nécessités de la visée, la fontaine Saint-Michel affirme la prise de contrôle de l’espace urbain par le régime issu du coup d’État du 2 décembre 1851. Les fonctions politiques qu’elle remplit à l’évidence retiendront ici d’abord l’attention. On verra ensuite combien les formes nouvelles de monumentalité qu’elle met en œuvre font débat. On s’attardera enfin à préciser les rapports hiérarchiques inédits entre bâti vernaculaire et architecture d’exception qu’inaugure la place Saint-Michel.