Métaphore grammaticale : le nom en –ness, une création lexicale à usage unique
Cet article interprète la nominalisation en –ness comme un cas de métaphore grammaticale, dans l’optique d’approches cognitives récentes [Langacker 2009, Panther et alii 2009]. Le suffixe –ness est l’un des plus productifs de la langue anglaise, parce qu’il est « transparent » : il permet à la base...
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| Τόπος έκδοσης: | URI:https://journals.openedition.org/lexis, |
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| Κύριος συγγραφέας: | |
| Μορφή: | Article ou chapitre numérique |
| Γλώσσα: | Français |
| Έκδοση: |
Lexis
2015
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| Θέματα: | |
| Διαθέσιμο Online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Περίληψη: | Cet article interprète la nominalisation en –ness comme un cas de métaphore grammaticale, dans l’optique d’approches cognitives récentes [Langacker 2009, Panther et alii 2009]. Le suffixe –ness est l’un des plus productifs de la langue anglaise, parce qu’il est « transparent » : il permet à la base prédicative de continuer à s’exprimer totalement à l’intérieur du nom dérivé. Le processus de décatégorisation est ainsi perceptible, et donne accès à la créativité lexicale du sujet parlant. Les noms en –ness sont prototypiquement des noms à usage unique, créés par l’énonciateur lors d’une situation dont il veut exprimer l’unicité. Comme dans les métaphores grammaticales, le transfert de traits symboliques (ici de la catégorie du nom à celle de l’adjectif) mène à une forme de concrétisation. La Théorie de la Métaphore Conceptuelle ne rend pas compte de ce fait : toutes les métaphores sont motivées par la recherche d’une différence linguistique, qui diminue au fur et à mesure que les métaphores se lexicalisent et se mettent à constituer des domaines structurés et « conceptuels ». Les métaphores prototypiques ne constituent pas des projections cognitives préétablies. Métaphoricité et lexicalisation sont en réalité des processus évolutifs contraires. |
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