La création du CAPES de langues kanak et les problématiques qu’elle pose sur la gestion des langues dites régionales
La Nouvelle-Calédonie – ou Kanaky pour les indépendantistes- jouit depuis les accords de Matignon Oudinot de 1988 et de Nouméa en 1998 d’un statut tout à fait particulier –communauté Sui Generis- au sein de la république française. Ces accords, qui avaient ouvert à une période d’apaisement et à un m...
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| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/lengas, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Lengas
2024
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | La Nouvelle-Calédonie – ou Kanaky pour les indépendantistes- jouit depuis les accords de Matignon Oudinot de 1988 et de Nouméa en 1998 d’un statut tout à fait particulier –communauté Sui Generis- au sein de la république française. Ces accords, qui avaient ouvert à une période d’apaisement et à un mode de gouvernance consociatif et autonome après une situation de quasi guerre civile au début des années 1980, ont reconnu la légitimité du processus de décolonisation et la vocation à l’autodétermination du territoire. Ce processus s’est traduit par l’organisation de trois référendums entre 2017 et 2021, dont le dernier est loin d’avoir réglé le futur de l’archipel, contrairement à ce que prétend le gouvernement français.Cela étant, des instruments permettant de reconnaitre l’identité spécifique du territoire ont été progressivement mis en place, Parmi ces outils de reconnaissance, cette communication s’attachera tout particulièrement à l’analyse de la mise en place du Capes de langues kanak, emblématique des contradictions d’un processus de décolonisation qui, tout en prétendant redonner leur place légitime aux acteurs locaux et à des marqueurs fondamentaux de la culture kanak, tend en réalité à imposer une logique organisationnelle fondamentalement centralisée. |
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