Est-il préférable d’apprendre les langues minoritaires à l’âge adulte ?L’exemple du breton

La politique éducative est l’un des outils privilégiés des politiques de revitalisation des langues minoritaires. Or, elle est envisagée d’abord par le développement d’un apprentissage à destination des enfants. L’enseignement aux adultes passe souvent au second plan que ce soit en termes de revendi...

詳細記述

保存先:
書誌詳細
出版年:URI:https://journals.openedition.org/lengas,
第一著者: Gildas, Grimault
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: Lengas 2024
主題:
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
その他の書誌記述
要約:La politique éducative est l’un des outils privilégiés des politiques de revitalisation des langues minoritaires. Or, elle est envisagée d’abord par le développement d’un apprentissage à destination des enfants. L’enseignement aux adultes passe souvent au second plan que ce soit en termes de revendications par la société civile organisée ou que ce soit en termes de politiques éducatives. A contre-courant, le linguiste gallois Jones affirmait que « dans le processus de restauration de la langue, le facteur déterminant est et doit être l’enseignement aux adultes » (1993). Nous nous proposons d’interroger cette assertion en menant une étude comparative entre l’enseignement à destination des enfants et celui à destination des adultes en Bretagne. Après avoir exposé les arguments avancés par Jones, nous les mettrons en tension avec la situation sociolinguistique du breton. Quelles différences entre l’apprentissage des adultes et des adolescents ? Quel désir anime chacun des groupes d’âges ? De quelle manière les adultes et les adolescents envisagent-ils leurs socialisations langagières une fois l’apprentissage terminé ?