Quel dialogue entre l’anthropologie sociale et les sciences du vivant ?
Ce dossier, proposant un dialogue critique avec les ouvrages de Bernard Lahire, Au fondement des sociétés humaines (2023) et Pour une science sociale du vivant (2025), éditions La Découverte, rassemble trois contributions respectivement signées par Jean-Pierre Dozon, Alexandra Bidet et Manuel Boutet...
محفوظ في:
| الحاوية / القاعدة: | URI:https://journals.openedition.org/lecturesanthropo, |
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| المؤلفون الرئيسيون: | , , , |
| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
Lectures anthropologiques
2026
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| الموضوعات: | |
| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | Ce dossier, proposant un dialogue critique avec les ouvrages de Bernard Lahire, Au fondement des sociétés humaines (2023) et Pour une science sociale du vivant (2025), éditions La Découverte, rassemble trois contributions respectivement signées par Jean-Pierre Dozon, Alexandra Bidet et Manuel Boutet, et Anne-Christine Trémon. Chacun des trois textes s’attache à penser avec et contre les propositions du sociologue pour les sciences sociales. Tout en saluant la démarche de Lahire, qui remet à l’honneur l’héritage scientifique de l’anthropologie africaniste et de l’anthropologie, Jean-Pierre Dozon s’interroge sur les limites du déterminisme et de l’évolutionnisme dont elle peut être porteuse, ainsi que sur la pertinence de la comparaison interspécifique qui finit par redonner un statut particulier à l’espèce humaine. Pour leur part, les sociologues Alexandra Bidet et Manuel Boutet réexaminent le phénomène de la néoténie ou altricialité secondaire : là où Bernard Lahire ne voit qu'une matrice des rapports de domination, ils soulignent que la vulnérabilité et l'inachèvement du petit humain ouvrent tout autant la possibilité durable du jeu, de l'expérimentation et de relations symétriques. Enfin, l’anthropologue Anne-Christine Trémon pointe le risque de régression évolutionniste du matérialisme biologisant de Bernard Lahire, tout en soulignant la possibilité d’un usage plus riche de la méthode dialectique dans l’analyse du changement social. |
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