Repenser les urbanités au prisme de la transition permanente en Asie du Nord post-socialiste et post-maoïste

Après la chute de l’URSS, la Mongolie a été confrontée à des dérégulations économiques sans précédent, plongeant ses habitants dans une incertitude totale. S’appuyant sur quatre années d’enquêtes ethnographiques menées à Oulan-Bator sur deux décennies, les anthropologues Lars Højer et Morten Axel Pe...

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Dettagli Bibliografici
Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/lecturesanthropo,
Autore principale: Dumont, Aurore
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Lectures anthropologiques 2026
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Après la chute de l’URSS, la Mongolie a été confrontée à des dérégulations économiques sans précédent, plongeant ses habitants dans une incertitude totale. S’appuyant sur quatre années d’enquêtes ethnographiques menées à Oulan-Bator sur deux décennies, les anthropologues Lars Højer et Morten Axel Pedersen font la chronique des difficultés, des luttes et des aspirations de leurs informatrices et informateurs pendant cette période chaotique de la transition post-socialiste. Dans cet article, je propose de revenir sur les concepts théoriques de « chasse urbaine » et de « transition permanente » développés dans l’ouvrage, puis d’offrir un contrepoint à la « transition permanente » à partir de mes propres recherches entreprises chez les Mongols de la République populaire de Chine. En m’inspirant de l’approche ethnographique de Højer et Pedersen sur les trajectoires personnelles de vie dans un monde instable, je montrerai qu’en Mongolie-Intérieure, la ville constitue une alternative à l’instabilité de la vie pastorale et un lieu où les individus échafaudent des stratégies pour le futur.