L’ethnomusicologie devient-elle condescendante envers les musiques traditionnelles ?

La démarche de Marta Amico, examinée dans cette contribution, est développée à partir des parcours de deux groupes musicaux touaregs du Mali (Tartit et Tinariwen) et de leur intégration progressive à l’industrie musicale de la World Music. C’est par une ethnographie menée à Paris et au Mali — sur fo...

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Bibliografiset tiedot
Julkaisussa:URI:https://journals.openedition.org/lecturesanthropo,
Päätekijä: Rovsing Olsen, Miriam
Aineistotyyppi: Article ou chapitre numérique
Kieli:Français
Julkaistu: Lectures anthropologiques 2025
Aiheet:
Linkit:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Kuvaus
Yhteenveto:La démarche de Marta Amico, examinée dans cette contribution, est développée à partir des parcours de deux groupes musicaux touaregs du Mali (Tartit et Tinariwen) et de leur intégration progressive à l’industrie musicale de la World Music. C’est par une ethnographie menée à Paris et au Mali — sur fond de conflits internationaux — que Marta Amico analyse les différents mécanismes auxquels se soumettent les musiciens pour se conformer au milieu marchand transnational (managers, producteurs, ingénieurs du son, programmateurs de concerts et de festivals, directeurs artistiques, attachés de presse, etc.) lequel promeut une vision de la créativité musicale ancrée dans des sophistications technologiques du son. L’intérêt des chercheurs pour la musique mondialisée n’a de cesse de s’affirmer depuis quelques décennies en France comme ailleurs en Europe ou aux États-Unis, mais il importerait à présent de s’interroger sur la condescendance envers les musiques traditionnelles qui accompagne ce mouvement ; plus spécifiquement, sur les orientations dites postcoloniales, qui, en privilégiant les recherches sur des musiques urbaines et commerciales d’influences euro-américaines, participent à une certaine confusion.