Décoloniser et émanciper par la démocratisation du processus de production de connaissances
En menant une recherche proactive et appliquée avec les communautés autonomes zapatistes dans l’État du Chiapas, l’anthropologue Mariana Mora démontre que, malgré les politiques multiculturelles, l’État mexicain reproduit des mécanismes de subordination racialisés. Sur la base d’une démarche décolon...
Sparad:
| I publikationen: | URI:https://journals.openedition.org/lecturesanthropo, |
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| Huvudupphovsman: | |
| Materialtyp: | Article ou chapitre numérique |
| Språk: | Français |
| Publicerad: |
Lectures anthropologiques
2025
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| Länkar: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sammanfattning: | En menant une recherche proactive et appliquée avec les communautés autonomes zapatistes dans l’État du Chiapas, l’anthropologue Mariana Mora démontre que, malgré les politiques multiculturelles, l’État mexicain reproduit des mécanismes de subordination racialisés. Sur la base d’une démarche décolonisante et historicisée menée conjointement avec les acteurs locaux, l’auteure comprend que la possibilité pour les collectifs zapatistes de tendre vers une véritable autonomie se joue dans la politisation de leur vie quotidienne, par le « faire soi-même ». L’originalité de cette recherche et sa portée heuristique résident principalement dans une méthodologie décoloniale et féministe. Ainsi, la politique kuxlejal — terme vernaculaire signifiant « la vie » — représente l’avènement de l’autonomie quotidienne et pratique, en sortant des seules sphères des prises de décision des assemblées communautaires et municipales. Elle contrecarre alors la figure racialisée portée par le gouvernement. |
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