Le plagiat en question. « Écriture cannibalique » et postmodernité décadentes
Les jeux intertextuels sont au centre de l’esthétique décadente (1880-1890). Pourtant, les autrices du mouvement sont accusées de mimétisme, de manque d’originalité, voire de plagiat : c’est le cas de Jane de la Vaudère, qui copie dans son roman Les Demi-Sexes (1897) des passages d’un roman de Maupa...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Les Chantiers de la Création
2026
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Les jeux intertextuels sont au centre de l’esthétique décadente (1880-1890). Pourtant, les autrices du mouvement sont accusées de mimétisme, de manque d’originalité, voire de plagiat : c’est le cas de Jane de la Vaudère, qui copie dans son roman Les Demi-Sexes (1897) des passages d’un roman de Maupassant, Notre cœur (1890). Si cette pratique plagiaire doit être réinsérée dans le contexte de l’« écriture cannibalique » de la Décadence, elle gagne aussi à être éclairée par les théories postmodernes du plagiat littéraire : plus qu’une simple copie, le plagiat n’aurait-il pas un pouvoir subversif ? C’est en effet en jouant avec les codes et les formes du discours masculin que Jane de la Vaudère thématise la libération sexuelle, comme littéraire, des femmes. |
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