Usages «anti-cosmétiques » de la nourriture dans les performances de Karen Finley, Rébecca Chaillon et Nadège Grebmeier Forget
Cet article propose d’analyser trois mésusages de la nourriture opérés par les performeuses Karen Finley (dans We Keep our Victims Ready, 1990), Nadège Grebmeier Forget (dans La Chandeleur, 2013, et Creamy Deluxe, 2013) et Rébecca Chaillon (dans L’Estomac dans la peau, 2014). Toutes trois emploient...
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| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/lcc, |
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| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Les Chantiers de la Création
2023
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Cet article propose d’analyser trois mésusages de la nourriture opérés par les performeuses Karen Finley (dans We Keep our Victims Ready, 1990), Nadège Grebmeier Forget (dans La Chandeleur, 2013, et Creamy Deluxe, 2013) et Rébecca Chaillon (dans L’Estomac dans la peau, 2014). Toutes trois emploient des aliments directement sur leur corps, parfois même sur leur visage, dans ce qu’on pourrait appeler un « contre-maquillage » ou une pratique « anti-cosmétique ». Elles renversent l’association de certains aliments à la féminité en sauces qui les avilissent, les engluent, les rendent odorantes ou les font paraître souillées. La cuisine n’est plus l’endroit d’un asservissement des femmes mais d’un empouvoirement féministe et artistique qui passe par l’usage du dégoût comme stratégie esthétique et identitaire. |
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