Le partage du visible selon Jean Giono
Dans Le Versant animal, Jean-Christophe Bailly parle d’un « partage du visible entre les créatures » : incitation à questionner la prééminence du regard humain ; incitation, dans le même temps, à décentrer ce regard et à aller à la rencontre du regard non-humain. Or, avec Jean Giono, nous avons l’ex...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/lcc, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
Les Chantiers de la Création
2022
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| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Dans Le Versant animal, Jean-Christophe Bailly parle d’un « partage du visible entre les créatures » : incitation à questionner la prééminence du regard humain ; incitation, dans le même temps, à décentrer ce regard et à aller à la rencontre du regard non-humain. Or, avec Jean Giono, nous avons l’exemple d’un écrivain travaillant la langue romanesque pour la rendre apte à recevoir une subjectivité non-humaine. Ainsi, dans Que ma joie demeure, à plusieurs reprises, c’est le cerf qui se reconnaît dans le regard humain, et non l’inverse. De plus, l’utilisation par Giono du terme visage, attribué à un cheval, conduit à se demander dans quelle mesure le célèbre concept de Levinas pourrait être élargi à l’ensemble des êtres sensibles ; car le regard de l’animal invite bien à décentrer, déplacer nos représentations figées, communes, du vivant. |
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