Déclinaisons du faux dans La literatura nazi en América de Roberto Bolaño : une initiation au soupçon
La literatura nazi en América (1996) de Roberto Bolaño est sans doute l’ouvrage de l’écrivain chilien dans lequel se manifeste le plus explicitement son rapport au faux. Sous ses airs d’anthologie, l’ouvrage désignerait en fait un monde métaphorique et sa généalogie de « monstres ». De manière provo...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/lcc, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Les Chantiers de la Création
2022
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| Matèries: | |
| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | La literatura nazi en América (1996) de Roberto Bolaño est sans doute l’ouvrage de l’écrivain chilien dans lequel se manifeste le plus explicitement son rapport au faux. Sous ses airs d’anthologie, l’ouvrage désignerait en fait un monde métaphorique et sa généalogie de « monstres ». De manière provocatrice, Roberto Bolaño semble interroger la responsabilité de l’écrivain dans sa quête perpétuelle de nouveauté, en se demandant jusqu’où peut s’exprimer l’impertinence en littérature. Interroger le rapport au faux de la fiction relève presque de la tautologie. En revanche, qu’en est-il du lecteur et du processus de réception ? Dans le roman, les mésusages des personnages d’artistes et de lecteurs semblent illustrer, par une sorte de raisonnement a contrario, la nécessité critique et ludique de toujours chercher le sens en absence. |
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