Yasujirō Ozu, du plan d’objet à la “nature sous vide”
Plusieurs théoriciens ont eu recours à l’expression de « plans vides » pour qualifier un certain type d’images dans le cinéma de Yasujirō Ozu, sans établir de distinction claire entre le plan d’objet, le paysage et la nature morte. Dans cet article, nous chercherons à interroger la vacuité toute par...
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| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/lcc, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Les Chantiers de la Création
2021
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Plusieurs théoriciens ont eu recours à l’expression de « plans vides » pour qualifier un certain type d’images dans le cinéma de Yasujirō Ozu, sans établir de distinction claire entre le plan d’objet, le paysage et la nature morte. Dans cet article, nous chercherons à interroger la vacuité toute paradoxale dont cette hésitation lexicale semble constituer la preuve. Reprenant la thèse de Gérard Wajcman dans L’Objet du siècle, il s’agira pour nous de montrer en quoi le vide, chez Ozu, est toujours aussi une question d’objet. En effet, si les divers objets que l’on rencontre dans ses films ne font plus sens en tant que décor, à l’inverse, ils sont « fourrés d’inutilité, de vide ». Cette dégradation de l’objet sera finalement rapprochée de la figure de la nature morte pour donner lieu à l’établissement d’une nouvelle modalité de la nature morte métamorphosée par le cinéma, la « nature sous vide ». |
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