Entre l’être et les objets de son amour

Cet article étudie la notion de vide dans le recueil de poèmes L’aigle qui disparaît (1975) de Héctor Álvarez Murena. Le motif traverse différents moments de son œuvre. Au départ, dans son projet américaniste des années 1950, le vide apparaît comme une « dépossession » d’identité. Cependant, dans so...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/lcc,
Autor principal: Fernández del Valle, Ana
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: Les Chantiers de la Création 2021
Matèries:
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripció
Sumari:Cet article étudie la notion de vide dans le recueil de poèmes L’aigle qui disparaît (1975) de Héctor Álvarez Murena. Le motif traverse différents moments de son œuvre. Au départ, dans son projet américaniste des années 1950, le vide apparaît comme une « dépossession » d’identité. Cependant, dans son développement ultérieur, elle acquiert une connotation positive qui ouvre la possibilité d’une vie authentique. Dans la perspective de cette évolution, nous analyserons les occurrences de la notion du vide dans les poèmes. Pour ce faire, nous nous appuierons sur la méthode d’élévation de la théologie négative, avec laquelle Murena dialogue, ainsi que sur la théorie du néobaroque américain. L’analyse nous amènera à découvrir la confluence de ces deux significations et à mettre en évidence le fait que l’écrivain argentin définit l’être américain comme un oxymore.