Refuser pour mieux passer. Le théâtre de Thomas Bernhard : 10 ans d’interdiction en Autriche (1989-1998)
En interdisant dans son testament toute représentation de ses pièces en Autriche, l’écrivain autrichien Thomas Bernhard refuse de faire la passe à l’Etat autrichien. Mais en faisant cela, il dépossède aussi son passeur, le metteur en scène allemand Claus Peymann, qui est à l’époque directeur du Burg...
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| الحاوية / القاعدة: | URI:https://journals.openedition.org/lcc, |
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| المؤلف الرئيسي: | |
| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
Les Chantiers de la Création
2015
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| الموضوعات: | |
| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | En interdisant dans son testament toute représentation de ses pièces en Autriche, l’écrivain autrichien Thomas Bernhard refuse de faire la passe à l’Etat autrichien. Mais en faisant cela, il dépossède aussi son passeur, le metteur en scène allemand Claus Peymann, qui est à l’époque directeur du Burgtheater. Cette passe refusée est néanmoins une passe réussie. Cette interdiction provoquera des transgressions et des contournements. On passera la frontière, on jouera Thomas Bernhard à Bratislava et à la frontière italienne, et une troupe française viendra jouer Thomas Bernhard en français à Vienne. Dix ans plus tard, en 1998, l’interdiction sera levée. Et pour sa dernière saison au Burgtheater, Claus Peymann retrouvera son rôle de passeur. |
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