Plumes ouvrières, (ré)écritures des corps laborieux.
Au cours de la première moitié du XXe siècle, la présence du corps dans les écrits du travail continue d’être, bien souvent, une pratique patronale qui vise à contrôler et rentabiliser les corps ouvriers. Ceux-ci sont exclus de la conception de la tâche laborieuse : ils sont donc assignés à n’être q...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/lcc, |
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| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Les Chantiers de la Création
2020
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Au cours de la première moitié du XXe siècle, la présence du corps dans les écrits du travail continue d’être, bien souvent, une pratique patronale qui vise à contrôler et rentabiliser les corps ouvriers. Ceux-ci sont exclus de la conception de la tâche laborieuse : ils sont donc assignés à n’être que des corps. Pourtant, plusieurs ouvriers et ouvrières de cette période ont eux-mêmes pris la plume pour raconter ce labeur, et ont choisi pour ce faire des formes littéraires. Dans ces écrits autobiographiques, le corps occupe une place centrale. Penser ainsi son corps, par écrit, et en littérature, non seulement performe l’évidence que le corps ouvrier est aussi corps pensant ; mais agit par ailleurs sur les rapports de force dans lesquels ces ouvriers sont pris dans la réalité extratextuelle, en renouvelant les manières d’écrire le corps ouvrier et les formes d’attention que l’on y porte. |
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