De « l’erreur transsexuelle » à la performativité du sexe : pour une éthique du devenir
En 1971, Lacan affirmait : « L’erreur du transsexuel, c’est de prendre l’organe pour le signifiant ». Tout se passe comme si le « transsexuel », en intervenant sur son corps, croyait pouvoir modifier une place qui revient d’abord aux assignations du langage. Pourtant, la source de cette erreur sembl...
Kaydedildi:
| Yayımlandı: | URI:https://journals.openedition.org/lcc, |
|---|---|
| Yazar: | |
| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
Les Chantiers de la Création
2014
|
| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | En 1971, Lacan affirmait : « L’erreur du transsexuel, c’est de prendre l’organe pour le signifiant ». Tout se passe comme si le « transsexuel », en intervenant sur son corps, croyait pouvoir modifier une place qui revient d’abord aux assignations du langage. Pourtant, la source de cette erreur semble communément partagée : nous tendons à considérer la « différence des sexes » comme un donné relevant de la « nature ». Et si la supposée « bévue » du transsexuel révélait l’indétermination foncière des identifications sexuées ? Il s’agirait alors de montrer qu’en matière de sexuation, nous serions tous condamnés, et ce de façon structurale, à l’erreur, mais d’une façon qui fait de l’absence de modèle original le ressort d’une créativité possible, éventuellement « performative », au risque parfois d’une errance subjective. |
|---|