Julien Godest, paysan autobiographe sous l’aile de Taldir-Jaffrennou

En août 1903, le paysan Julien Godest (1849-1932) rencontre François Jaffrennou, alias Taldir ab Herninn (1879-1956), alors membre très actif du mouvement de défense de la Bretagne (emzao), qui l’incite à coucher ses mémoires sur papier. Godest compose alors un manuscrit autobiographique de 350 page...

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Wedi'i Gadw mewn:
Manylion Llyfryddiaeth
Cyhoeddwyd yn:URI:https://journals.openedition.org/lbl,
Prif Awdur: Blanchard, Nelly
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Français
Cyhoeddwyd: La Bretagne Linguistique 2021
Pynciau:
Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Crynodeb:En août 1903, le paysan Julien Godest (1849-1932) rencontre François Jaffrennou, alias Taldir ab Herninn (1879-1956), alors membre très actif du mouvement de défense de la Bretagne (emzao), qui l’incite à coucher ses mémoires sur papier. Godest compose alors un manuscrit autobiographique de 350 pages, riche d’un contenu hétéroclite fait à la fois d’éléments narratifs, de chants et de recettes médicinales. Cependant, si Jaffrennou projette l’édition de cette œuvre dans la revue An Oaled qu’il dirige, celui-ci le fait en coupant grandement dans le manuscrit, en révisant sa langue (lexique, orthographe, style), pour aboutir à la publication en 1929 de quelques dizaines de pages « redressées » par ses soins. L’analyse des choix opérés par Jaffrennou sur ce manuscrit populaire permet d’appréhender le regard néo-paternaliste porté par les régionalistes du mouvement breton de cette époque sur le peuple breton.