L’usage abusif du breton en 1902 : le point de vue du clergé

Les pratiques linguistiques se sont, en un siècle, à ce point inversées, en Basse-Bretagne, qu’il est, aujourd’hui, bien difficile de réaliser ce que pouvaient être les niveaux de pratique du breton et du français à la veille de la Première Guerre mondiale. Selon certaines hypothèses, au début du XX...

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Bibliografske podrobnosti
izdano v:URI:https://journals.openedition.org/lbl,
Glavni avtor: Broudic, Fañch
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: La Bretagne Linguistique 2024
Teme:
Online dostop:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Opis
Izvleček:Les pratiques linguistiques se sont, en un siècle, à ce point inversées, en Basse-Bretagne, qu’il est, aujourd’hui, bien difficile de réaliser ce que pouvaient être les niveaux de pratique du breton et du français à la veille de la Première Guerre mondiale. Selon certaines hypothèses, au début du XXe siècle, le breton est toujours la seule langue connue de la majorité de la population, et le pourcentage de ceux qui ne savent que le français reste encore très faible. En 1902, réagissant à la décision du ministre Émile Combes de réprimer l’usage abusif du breton à l’église, Mgr Dubillard, évêque de Quimper et de Léon, et Henri Collignon, Préfet du Finistère, lancent des enquêtes pour connaître la situation linguistique dans le département.