Identité et frontière : linéaments d’une recherche sur le contact normano-breton
La vraie Bretagne serait celle où l’on parle breton, la fausse celle ou l’on parle gallo, la vraie Normandie celle du camp, la fausse celle du champ. Il y a en règle générale corrélation entre « parcelles » d’identité et pratiques linguistiques. Or, sur la frontière, cette ordonnance intellectuelle...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/lbl, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
La Bretagne Linguistique
2024
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| Matèries: | |
| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | La vraie Bretagne serait celle où l’on parle breton, la fausse celle ou l’on parle gallo, la vraie Normandie celle du camp, la fausse celle du champ. Il y a en règle générale corrélation entre « parcelles » d’identité et pratiques linguistiques. Or, sur la frontière, cette ordonnance intellectuelle est bousculée puisque se produit un décrochage entre critères habituellement réunis. Du moins entre critères que dialectologie et ethnolinguistique nous ont habitué à considérer comme solidaire : langue et culture. Le paradoxe peut ainsi être formulé. Des gens de langue différente (bretonnants et gallesants) se reconnaissent une identité culturelle et historique commune, d’une part. Mais, d’autre part, des gens de langue identique se réclament d’une identité différente (Bretons de la Marche et Normands). |
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