« Des étrangers et des gens du dehors ». Ou quand les Johnnies ne s’appelaient pas Petit Jean

Lorsque l’on parle aujourd’hui en Bretagne des marchands d’oignons léonards, il est rare que ne surgisse pas le mot « Johnnies » pour désigner ces cultivateurs de la région de Roscoff, qui depuis le milieu du XIXe siècle émigrent chaque été afin de vendre le fruit de leurs champs aux quatre coins de...

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Bibliographic Details
In:URI:https://journals.openedition.org/lbl,
Main Author: Boudillet, Estelle
Format: Article ou chapitre numérique
Language:Français
Published: La Bretagne Linguistique 2020
Subjects:
Online Access:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Summary:Lorsque l’on parle aujourd’hui en Bretagne des marchands d’oignons léonards, il est rare que ne surgisse pas le mot « Johnnies » pour désigner ces cultivateurs de la région de Roscoff, qui depuis le milieu du XIXe siècle émigrent chaque été afin de vendre le fruit de leurs champs aux quatre coins de la Grande-Bretagne.La tradition bretonne rattache ce surnom à la prépondérance (supposée) du prénom Jean parmi les expatriés. En appelant « Johnnies » les colporteurs étrangers qui frappaient périodiquement à leurs portes, les Britanniques auraient tout simplement employé l’équivalent anglais de « Petits Jean ». La lecture croisée de sources primaires diversifiées révèle cependant que cette dénomination diminutive revêtait à l’origine des connotations bien plus complexes et ambivalentes.