Pourquoi la langue officielle de la Flandre n’est-elle pas le flamand, mais le néerlandais ?
Cet article rappelle l’histoire des territoires constituant aujourd’hui la Belgique et les Pays-Bas, marquée par une rupture dans le continuum des parlers germaniques de cette région. Alors qu’au Moyen Âge, c’est la Flandre qui était la zone de plus grand dynamisme, le xvie siècle voit un basculemen...
Tallennettuna:
| Julkaisussa: | URI:https://journals.openedition.org/lbl, |
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| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
La Bretagne Linguistique
2024
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| Aiheet: | |
| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | Cet article rappelle l’histoire des territoires constituant aujourd’hui la Belgique et les Pays-Bas, marquée par une rupture dans le continuum des parlers germaniques de cette région. Alors qu’au Moyen Âge, c’est la Flandre qui était la zone de plus grand dynamisme, le xvie siècle voit un basculement : les guerres de religion sont l’occasion d’une révolte contre la domination des Habsbourg, qui se traduira par une reconquête de la Flandre et par l’indépendance des provinces du Nord. Dès lors se développent des mémoires séparées, qui se superposeront aux divergences sociolinguistiques locales. Tandis que les Pays-Bas deviennent une société autonome, disposant de sa propre langue, en Flandre, les couches éduquées de la société adoptent le français, délaissant le flamand aux milieux populaires. Il en résulte une tension toujours vive, pour définir la forme légitime de la langue, entre flamand et néerlandais. |
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