Y a-t-il une exception sociolinguistique italienne ? Le cas de la Sicile

Partant de la situation sociolinguistique française, souvent décrite comme résultant de l’imposition du français à la population grâce à une politique linguistique volontariste dirigée contre les « patois », cet article se propose d’examiner le cas de l’Italie. Si ce pays constitue une exception soc...

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Veröffentlicht in:URI:https://journals.openedition.org/lbl,
1. Verfasser: Vecchio, Sebastiano
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: La Bretagne Linguistique 2024
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Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Beschreibung
Zusammenfassung:Partant de la situation sociolinguistique française, souvent décrite comme résultant de l’imposition du français à la population grâce à une politique linguistique volontariste dirigée contre les « patois », cet article se propose d’examiner le cas de l’Italie. Si ce pays constitue une exception sociolinguistique, c’est surtout dans la mesure où la question linguistique n’a pas fait l’objet d’une réflexion à l’époque de l’unification politique du pays : le climat idéologique de l’époque était en effet au postulat de la pratique de l’italien par la population, laissant pour quantité négligeable les dialectes, pourtant dominants en réalité. Rejoignant les conclusions de Le Dû et Le Berre, l’italien ne fut donc pas « imposé » aux Italiens, mais la conséquence en fut l’absence de traitement pédagogique de cette question. La population s’est trouvée en quelque sorte sommée d’acquérir par elle-même la norme savante, quand bien même elle peut paraître aussi distante qu’une langue étrangère (en Sicile notamment).