La communauté des locuteurs citoyens et la communauté des locuteurs parents, nationalisme « politique » et nationalisme « culturel »

Cet article propose une analyse comparative de la définition de la nation en France et en Finlande, influençant la place qu’y occupent les questions linguistiques. La France apparaît, comme chacun le sait, comme héritière des Lumières et d’une conception civique de la nation. À l’inverse, la Finland...

Szczegółowa specyfikacja

Zapisane w:
Opis bibliograficzny
Wydane w:URI:https://journals.openedition.org/lbl,
1. autor: Keryell, Gaela
Format: Article ou chapitre numérique
Język:Français
Wydane: La Bretagne Linguistique 2024
Hasła przedmiotowe:
Dostęp online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Streszczenie:Cet article propose une analyse comparative de la définition de la nation en France et en Finlande, influençant la place qu’y occupent les questions linguistiques. La France apparaît, comme chacun le sait, comme héritière des Lumières et d’une conception civique de la nation. À l’inverse, la Finlande paraît tributaire d’une vision herdérienne mettant en avant la communauté culturelle et linguistique. Outre qu’une telle opposition schématique doive être tempérée, sont présentés les problèmes spécifiques que pose en Finlande une telle définition : d’une part, leur passé de nation dominée a conduit les Finlandais à se définir négativement (ni Suédois, ni Russes), ce qui se prolonge de nos jours dans une posture de distance d’avec les autres nations européennes ; d’autre part, la valorisation de l’homogénéité et de la continuité du peuple finlandais se heurte à une curieuse et paradoxale contradiction entre données génétiques et filiation linguistique finno-ougrienne.