Changement linguistique et processus psychiques inconscients liés à un trauma collectif : le cas de la Basse-Bretagne
Il existe des lieux communs bien établis en Bretagne à propos de l’abandon massif de la pratique de la langue bretonne durant le XXe siècle et notamment à l’orée de sa seconde moitié : c’est d’une part l’idée que cette mutation a été un traumatisme, étalé sur trois générations selon certains ; et d’...
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| الحاوية / القاعدة: | URI:https://journals.openedition.org/lbl, |
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| المؤلف الرئيسي: | |
| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
La Bretagne Linguistique
2024
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| الموضوعات: | |
| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | Il existe des lieux communs bien établis en Bretagne à propos de l’abandon massif de la pratique de la langue bretonne durant le XXe siècle et notamment à l’orée de sa seconde moitié : c’est d’une part l’idée que cette mutation a été un traumatisme, étalé sur trois générations selon certains ; et d’autre part, c’est que ce traumatisme serait un facteur explicatif du fort taux de suicide et du fort penchant de la population régionale à la consommation alcoolique. Cet article remet en question ces deux idées, à partir de certains acquis de la psychanalyse et de la prise en compte de l’histoire traumatique du siècle – à savoir le poids de la Première Guerre mondiale. La mutation linguistique, tout comme les forts taux de suicide et d’alcoolisme de la région, peuvent alors se lire comme déterminés inconsciemment par la réalité traumatique qu’une grande partie de la population de la région a connue au début du siècle. |
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