À propos du Stabat Mater breton de Tanguy Guéguen (1622) : le « moyen-breton » existe-t-il ?
Comme le moyen-haut-allemand et le moyen--français, le moyen-breton est censé couvrir une période intermédiaire entre l’état le plus ancien de la langue, le vieux-breton, et son état le plus récent, le breton moderne. Cette périodisation remonte aux années 1870-1880 et à l’adoption par les celtisant...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/lbl, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
La Bretagne Linguistique
2024
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Comme le moyen-haut-allemand et le moyen--français, le moyen-breton est censé couvrir une période intermédiaire entre l’état le plus ancien de la langue, le vieux-breton, et son état le plus récent, le breton moderne. Cette périodisation remonte aux années 1870-1880 et à l’adoption par les celtisants des critères classificateurs de la grammaire historique allemande. Le texte essaie de montrer que cette tripartition ne repose sur aucun fait d’évolution interne, mais sur des éléments externes : graphiques (on note les mutations consonantiques au sein des mots, mais pas encore les mutations initiales), prosodiques (les vers contiennent des rimes internes en plus des rimes finales), lexicales (usage intensif de synonymes bretons, latins et français). La proposition est d’abandonner la définition historique du « moyen-breton » comme stade d’évolution formelle, au profit d’une définition sociolinguistique comme véhicule de communication spécifique d’une institution sociale : l’Église catholique. |
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