Entre Penzé et Rivière de Morlaix : termes nautiques bretons relevés par Coëtanlem

En 1820, Pierre Coëtanlem achève son dictionnaire breton-français de 8 334 pages. Il admire l’étymologie et reflète les préjugés des érudits de son temps. Il accorde plus d’estime aux écrits qu’aux sources orales. Isolé dans son manoir de Trogriffon, il effectue un énorme travail de compilation et d...

Szczegółowa specyfikacja

Zapisane w:
Opis bibliograficzny
Wydane w:URI:https://journals.openedition.org/lbl,
1. autor: Le Bris, Daniel
Format: Article ou chapitre numérique
Język:Français
Wydane: La Bretagne Linguistique 2021
Hasła przedmiotowe:
Dostęp online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Streszczenie:En 1820, Pierre Coëtanlem achève son dictionnaire breton-français de 8 334 pages. Il admire l’étymologie et reflète les préjugés des érudits de son temps. Il accorde plus d’estime aux écrits qu’aux sources orales. Isolé dans son manoir de Trogriffon, il effectue un énorme travail de compilation et de comparaison à partir des ouvrages de sa bibliothèque. Selon Falc’hun, « l’intérêt linguistique est plus mince » que l’ensemble des pages du dictionnaire. « Il tient dans les rares précisions que l’auteur nous donne, comme par distraction, sur le breton de Morlaix. »Parmi « ces rares précisions », on relève plusieurs data dialectales qui nous renseignent sur la géolinguistique côtière entre la Penzé et la Rivière de Morlaix fin XVIIIe-début XIXe siècle. On y trouve les termes bretons maritimes suivants : sirga ‘haler, remorquer’, evôr ‘ancre’, ar wern-valouin ‘le mât de beaupré’, lewia ‘gouverner un navire’, gôbar ‘gabarre’, aber ‘estuaire’.