Toute langue est-elle commodifiable ? Quelques réflexions à partir de la situation actuelle du gaélique et de l’écossais en Écosse
À partir d’une étude en Écosse sur le gaélique et l’écossais, cet article pose la question suivante : toute langue est-elle vendable ? ou plus précisément, tout dans la langue est-il vendable ? Quels éléments sont sélectionnés, par qui, et pourquoi ? Cet article montre que la réponse dépend du...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/lbl, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
La Bretagne Linguistique
2021
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | À partir d’une étude en Écosse sur le gaélique et l’écossais, cet article pose la question suivante : toute langue est-elle vendable ? ou plus précisément, tout dans la langue est-il vendable ? Quels éléments sont sélectionnés, par qui, et pourquoi ? Cet article montre que la réponse dépend du statut sociolinguistique de la langue en question : dans le cas de gaélique, comme dans le cas de nombreuses langues minoritaires indexant une culture prestigieuse, l’utilisation du gaélique permet de rendre un produit plus authentique et à ce titre de lui donner un supplément d’âme. L’écossais par contre, dont l’usage public est largement réduit à l’humour, est objectivé comme langue figée et comme véhicule d’humour, de sagesse, en bref, de populaire, et vendu en tant que tel sur un nombre important de supports auxquels il n’apporte rien – bien au contraire, ce sont les supports qui lui confèrent une matérialité. |
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