La scène de genre dans les Salons de Diderot
La représentation du réel animé a connu une évolution fondamentale au XVIIIe siècle dont les Salons de Diderot témoignent avec acuité. La représentation traditionnellement comique du réel considéré comme vulgaire tend alors à devenir un genre plus sérieux. Ainsi les scènes de genre de type flamand d...
Wedi'i Gadw mewn:
| Cyhoeddwyd yn: | URI:https://journals.openedition.org/labyrinthe, |
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| Prif Awdur: | |
| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
Labyrinthe
2005
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| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | La représentation du réel animé a connu une évolution fondamentale au XVIIIe siècle dont les Salons de Diderot témoignent avec acuité. La représentation traditionnellement comique du réel considéré comme vulgaire tend alors à devenir un genre plus sérieux. Ainsi les scènes de genre de type flamand dans le style d’un Brueghel ou d’un Teniers ont laissé place à des peintures intimes de Chardin en particulier. Si Diderot peine à faire état de l’émotion paradoxale qui émane de ces dernières, ses commentaires des scènes de genre pathétiques à la Greuze sont au contraire prolixes. L’injection du pathétique dans la scène de genre, procédé utilisé dans la peinture d’histoire, est en effet le reflet d’une rhétorique qui privilégie l’expression des passions dans une visée morale. La volonté de destruction sociale qui motive Diderot et ses contemporains, bien que limitant la réhabilitation de la scène de genre, correspond cependant à une certaine conception de l’homme et de la famille. |
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