Filmer des statues, sculpter un film
Deux films hollywoodiens presque contemporains, Pandora et La Comtesse aux pieds nus, sont peuplés de statues ; ils invitent à poser la question des relations entre sculpture et cinéma. Forme ambiguë du mouvement et du temps, la statue affecte en profondeur le film qui sait la regarder. Dans Pandor...
Zapisane w:
| Wydane w: | URI:https://journals.openedition.org/labyrinthe, |
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| 1. autor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Język: | Français |
| Wydane: |
Labyrinthe
2005
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| Dostęp online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Streszczenie: | Deux films hollywoodiens presque contemporains, Pandora et La Comtesse aux pieds nus, sont peuplés de statues ; ils invitent à poser la question des relations entre sculpture et cinéma. Forme ambiguë du mouvement et du temps, la statue affecte en profondeur le film qui sait la regarder. Dans Pandora, les statues ouvrent le film sur un passé invisible, immémorial, qu’elles font remonter à la surface du présent. Le cinéaste orchestre les relations entre les hommes et les statues, qui varient de l’opposition à l’imitation réciproque. Ce dialogue culmine avec le personnage de Pandora, mise en scène comme une femme-statue. La sculpture travaille également la structure narrative de ces deux films. La statue devient ce bloc d’espace-temps hermétique que le film s’efforce de dérouler, en enroulant autour d’elle les couches de passé sculptées dans la matière de la mémoire. Pour le cinéaste, filmer une statue revient alors à sculpter un film. |
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